09 avril 2013

3- Les illustres inconnus: Maxime Delarochefauxculs fabuleux fabuliste méconnu même de sa famille!

Suite de l'épisode précédent N°2......donc il s'agit de l'épisode N°3

Nous avons planté Maxime Delarochefauxculs vaguant vaguement de port en port, de jeté en jeté (puisqu'il se fait lourdé de partout!) ! Bien sur? il n'est pas bon à grand chose pour ne pas dire il est bon à rien, mais il a aussi le droit de survivre dans cette France des années 1825 et plus si affinités (les témoignages inexistants et les documents perdus ne nous aident pas beaucoup à retracer la vie de cet illustre inconnu NDLR)

Profitant d'un moment de manque d'attention, Maxime monte dans une malle-poste tirée par quatre chevaux (que Renault copiera plus tard) ne sachant où elle se dirige, de toute façon, il ne sait où aller! Ce quatre chevaux est dirigé par un postillon postillonnant(t'as intérêt à te protéger) avec un chapeau haut de forme bizarre et des bottes de sept lieues ou à peu près, raides comme du métal!

C'est ainsi que deux, trois peut être quatre jours plus tard (et oui, ça faisait du 10 à l'heure ces bêtes -là et en plus, il fallait en changer souvent toutes les 30 bornes environ! C'est ainsi que l'on a créé des bornes pour s'arrêter et aussi des auberges pour picoler, ripailler, pieuter, tripatouiller, se chauffer, baiser, se faire détrousser, etc...) Maxime arriva à Paris!

Il n'en croit pas ses mirettes! Paris le Grand Paris (pas encore!) l'accueille! Tout d'abord en se faisant voler son sac par des titis qui s'carapattent derrière les fortifs! (les fortifications ont duré longtemps mais elles ont servi à peau de balle, les envahisseurs sont toujours rentrés, comme la ligne Maginot plus tard! Elles ont plutôt été utilsées pour emprisonner les parigots, on le verra plus tard si vous lisez encrore... )

Il prend la rue des Poissonniers (ainsi appelée parce que le poiscail arrive de ce côté c'est pas con! hein?) et marche dans le Faubourg Poissonnière (même raison que la rue) à la République que Maxime n'identifie pas car rien n'est marqué alors! De toute manière, il ne sait pas lire, ni écrire, ni compter,...Il pousse la porte d'un dépôt de charbon qui fait auberge, assommoir (ainsi appelé par Zola plus tard car les gus quand ils rentrent là-dedans dépenser leur pognon, en éclusant tellement de godets qu'ils ressortent sur les rotules ou virés par le taulier parce qu'ils n'ont plus de blé et que l'ardoise est pleine!

On notait sur l'ardoise chaque coup que le zig s'envoyait et quand c'était le jour de paie il réglait la douloureuse! Puis il rentrait voir sa vieille qui lui demandait le flouze pour nourrir les morpions! Mais comme il en avait trop dépensé au troquet, c'était ramona et balpot pour le plumard! Alors que normalement les jours de paie c'est plutôt montes là dessus et tu verras Montmartre!)

Reluquant un bougnat (nom donné au taulier on ne sait pas pourquoi? Ne pas confondre avec bougnoule nom donné par les racistes plus tard aux algériens et autres habitants de l'Afrique du Nord! Bougner veut dire heurter, frapper c'est peut être pour ça? Si vous le savez faites moi signe! ) en général provenant d'Auvergne ou du Limousin voire Corrézien (comme Chirac, Hollande, ...!)! Il demande s'il a une piaule pour la noye et s'il peut grailler. Réponse de l'intéressé pas très intéressant mais intéressé par l'artiche justement!  Montres-moi tes ronds! Déjà les pièces étaient rondes comme les mecs parce que pratiques à faire rouler, les mecs étaient roulés aussi!

Maxime n'a pour payé que dix sols et encore un ou deux faux! Le bougnat ne lui laisse aucun espoir...de guerre lasse, même en temps de paix, Maxime  traîne à nouveau sa misère misérable (Victor H avait commencé à l'écrire) le long des quais. Et là que voit-il ? Rien d'intéressant quelques clodaux avinés barbus (pas forcément musulmans ou sikhs qu'on ne connaissaient pas vu qu'la TSF, la télé n'éxistaient pas, les canards si!) qui s'tabassent pour un kil de rouquin!

N'écoutant que son envie d'en boire un coup, Maxime se mêle de la partie et, comme d'hab, s'en prend un dans le cigare qui le met KO dès la première et seule reprise!

Les gars croyant l'avoir occis décarrent fissa! Jusqu'à la nuit il reste ainsi allongé sur les pavés, dégoulinant de raisinet! Le destin enfin s'ocupe de lui en la personne d'une rouquine flamboyante mais mal lavée ou pas lavée du tout qui lui tamponne les tempes avec des tampons (pas des tampax! mais des bouts de chiffon) Il reprend ainsi le peu d'esprit qu'il a!

Comme souvent dans ces cas là, il dit: "où suis-je, que m'est-il arrivé?" La bergère n'en sait rien et lui répond qu'il est comme ça depuis un moment puisque la nuit est tombée elle aussi sur lui!

Maxime rassemble ses souvenirs et ses habits pour lui narrer ses aventures! Trois ou quatre plombes plus tard, la rousse en a ras le bonbon de ses racontars! Elle y met un "haut-là" et aussi un "bas les pattes" car Maxime avait déjà le goulot de la chopine sur ses bagouinces charnues comme des escalopes de veau gras! Juliette l'invite malgré tout à partager sa maigre pitance qu'elle a chouravé dans le ventre de Paris si cher à Zola et si cher aussi pour elle, c'est pour quoi elle rapine! (c'est souvent les plus pauvres les plus généreux, vous avez remarqué ça vous aussi? NDLR)

Maxime déguste un reste de poulaga désarticulé mais bidoché! Juliette (elle dit s'appeler Juliette, Maxime la croît!) lui tend une boutanche d'un rouge grenat foncé où l'on voit que fiffe dedans tellement elle est culottée, Juliette aussi, il pense!

Ainsi rassasiés les deux compères échangent des banalités d'usage chez les futurs SDF maus à ce moment clodaux, avant de s'pieuter dans des vieilles couvrantes en toile de sac à patates que les maraîchers de Bobigny (et oui, il y avait de salades à l'époque, maintenant aussi mais c'est à cause de la chnouffe!) ont abandonné et qui cocotent grave (pas les maraîchers, les couvertures!

Enfin Maxime s'endort comme un bébé, Juliette ne sachant pas encore qu'il ne peut pas la baisouiller, n'en a pas peur, ça pourrait peut être lui chatouiller les méninges et autres car ça fait certainement un bail qu'elle n'a pas vu le loup, vu son état de délabrement avancé!

Le lever du jour et des corps arrivent en même temps! Maxime se rend compte dans la lumière à quel point Juliette est un cageot! Mais, partageuse, elle lui offre un coup de gniaule, du genre artisanal fabriqué en lousdé avec des patates, de la betterave à vaches et de l'alcool à brûler, on s'en sert d'habitude pour allumer les becs de gaz et les braseros sur les chantier, interdite à la vente comme digestif car faisant des trous dans l'estomac et plus tard dans les chaussures ! ça décrasse le gosier de Maxime etlui  permet de reprendre espoir!

Chemin faisant ensemble, les deux compères sont jetés à terre par un troupeau de la Garde Républicaine à cheval avec sabres très clairs, et queues de cheval sur le cheval et sur le casque doré! Maxime est tétanisé, Juliette le pousse vers le porche d'un immeuble (il n'y avait pas encore de code...)! "Tu l'as échappée belle! " lui souffle Juliette essouflée! " Ils te couperaient le crâne comme de la tête de veau à l'ancienne!"

Le bruit sourd d'un canon (pas un godet, le vrai canon, avec boulet et tout...) se fait esgourdé du côté du Faubourg Saint Antoine! Pourquoi faux parce l'autre s'appelle la rue Saint Antoine! ça délimite les riches des pauvres à peu près! C'était la banlieue de l'époque!

On est tout benoitement le matin du 28 juillet 1830! ça vous dit rien? On est en pleine "trois glorieuses" (pas confondre avec les 30 glorieuses où la France était riche surtout ceux qui étaient déjà riches devenaient plus encore! et ne pas confondre non plus avec les deux glorieuses que la morale et la pudeur m'empêchent de dévoiler en ces lieux! NDLR)  Et voilà notre Maxime emporté par le mouvement de foule! Consultons les potins sur Wikipédia :

"Au matin du 28 juillet, le Centre et l’Est de la capitale sont hérissés de barricades. 10 000 insurgés pillent les armureries en chantant La Marseillaise. À onze heures du matin, les ministres, Polignac en tête, viennent se réfugier auprès de Marmont au palais des Tuileries. Marmont juge la situation très sérieuse ; il envoie à Charles X, (le Hollande du moment! NDLR) qui se trouve au château de Saint-Cloud, le célèbre message : Sire ce n'est pas une émeute c'est une révolution!" (vous noterez en passant que les ministres quels que soient les régimes sont toujours aussi courageux: "courage, fuyons!" plus tard ce sera Bordeaux, Vichy, Baden Baden, Solutré, Tulle, NDLR)

Maxime perd Juliette, on lui colle un flinguot du type de ceux qu'on voit au musée, long comme un jour sans pain, à un coup! Des petits poulbeaux (type Gavroche)  les rechargent avec de la poudre et des plombs! Maxime, bien malgré lui (comme un médecin bien connu!) est debout armé et fait face! Face à quoi, il va bientôt le savoir!

Des roulements de tambour roulent dans la rue, une femme court devant, comme elle est étroite (la rue pas la femme) les rataplan, plan, plan, assourdissent les insurgés! Faut bien appeler un chat un greffier, Maxime est un insurgé parmi d'autres!

Tout à coup ou à peu près, il voit des soldats armés, casqués, et des chevaux tirant un canon! Ils ont fier allure certains (surtout certaines) voudraient faire une photo, mais déjà les appareils de l'époque étaient trop volumineux et longs à installer, et ensuite ils n'en eurent pas le temps)

 On dirait un tableau de David de la guerre d'Egypte chère à Napoléon et aux français! Le chef de la barricade (la barricade est un empilement de tout ce qu'a trouvé de barricadable le barricadeur ou barricadier selon les quartiers: matelas, pierres, meubles, terre, arbres, ...pour se cacher derrière, d'où le terme de barricader, se barricader, ) crie "feu! "

Maxime toujours aussi éveillé pense qu'il y a le feu quelque part, il essaie de s'tirer pour aller quérir les pomplards, quand son voisin le retient par le paletot et l'oblige à épauler et tirer sur les soldats! Le coup part tout seul et Maxime en prend un aussi dans l'épaule ( c'est ce qu'on appelle avec du recul : le recul!  Plus le fusil est gros, long, puissant plus le recul est fort, destructeur d'épaule! Alors attention la prochaine fois que vous épaulerez tenez bien votre arme serrée contre votre épaule comme votre petite amie, sauf s'il s'agit d'un pistolet pas la petite amie, l'arme! enfin revenons à la barricade NDLR)

Un soldat s'écroule, tous pensent que c'est le coup de maxime, mais si ça se trouve, il a fait un cactus au métacarpe ou assimilé à cause de la détonation!! Les gars de la barricade crient et félicitent Maxime, qui n'a rien vu à cause d'un nuage de poudre (non, ce n'est pas de la blanche, surtout pas sur les barricades, la poudre à canon était et est surement encore noire!)

Oui, mais voilà que les canons des canonniers sont prêts à canonner un canonnage garantit de la barricade! Maxime a à peine le temps d'entendre le Baoum qu'il voit un oiseau de feu (assez joli d'ailleurs) planer sur sa tête (pas très longtemps d'ailleurs non plus) et puis plus rien, l'oiseau s'est envolé et a laissé la place a un trou d'un noir absolu, intégral!

(la noirceur du moment n'échappera pas au lecteur qui plonge lui aussi dans le noir du propos  bien qu'il ne s'agissait pas au début comme à la fin d'un roman ni noir, ni gris, ni blanc, ce n'est d'ailleurs pas un roman mais une histoire qui a du être vraie puisque je l'ai inventée - comme dira Eluard-  beaucoup plus tard, vous savez, l'homme de la Liberté, pas la statue mais le poème! Voir un blog extraordinaire : http://poetesresistants.canalblog.com/ NDLR)

Maxime Delarochefauxculs est-il mort vraiment, est-il à peu près vivant, serait'il blessé plus ou moins gravement, amputé peut-être,  ....?

A suivre.................. si vous voulez le savoir, .....................;moi non plus je n'en sais rien encore!

 Nota bonna : vous comprendrez aisément chers lecteurs et/ou chères lectrices que dans l'état où il se trouve, Maxime Delarochefauxculs  n'a pas eu le temps de rédiger ses fameuses pensées! (ça m'arrange bien par ailleurs! NDLR)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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