15 mars 2013

Le vieux chat et la jeune souris en Argot par Pierre Perret et en VO de Jean de La Fontaine

Le vieux chat et la jeune souris en argot

par Pierre Perret


Un greffier ronflottait sur sa chaise à porteurs

Dodu, lascif, peinard, conscient de son bonheur,

Quand une souris survint sortant de sa cabine

Histoire de s'aérer un p'tit coup les tétines.

Sur le chemin d'la plage le matou l'aperçoit

Et s'apprête à lui faire le coup du père François.

Il en fera un pâté, ou plutôt une quiche

Et à fond les manettes, il lui cavale aux miches.

Emportés par l'élan et les baskets qui fument

Soudain, ils freinent sec, un clébard a surgi,

Qui bien qu'un peu gâteux, un peu perdant

ses plumes,

Se lance à fond la caisse aux trousses du

Mistigri

La souris épargnée se dit en fin de compte:

Qu'il faille se faire becqueter par l'autre

face de raie !

Il est bien évident quand le récit s'estompe

Que chacun court après son petit intéret.


Moralité :

On court, on court, c'est vrai, après l'argent,

l'amour

La jeunesse, on s'obstine à poursuivre du vent.

Mais après mille tours on s'aperçoit un jour

Que nos fesses jamais ne passeront devant.

 

Rien à voir avec la fable mais pour le plaisir:

Pierre Perret- Je suis le plombier

Le vieux chat et la jeune souris

de

Jean de La Fontaine


Une jeune souris, de peu d’expérience,

Crut fléchir un vieux chat, implorant sa

clémence,

Et payant de raisons le Raminagrobis :

Laissez-moi vivre : une souris

De ma taille et de ma dépense

Est-elle à charge en ce logis ?

Affamerois-je, à votre avis,

L’hôte et l’hôtesse, et tout leur monde ?

D’un grain de blé je me nourris :

Une noix me rend toute ronde.

A présent je suis maigre : attendez quelque

temps ;

Réservez ce repas à messieurs vos enfants.

Ainsi parloit au chat la souris attrapée.

L’autre lui dit : Tu t’es trompée :

Est-ce à moi que l’on tient de semblables

discours ?

Tu gagnerois autant à parler à des sourds.

Chat et vieux, pardonner ! cela n’arrive guères.

Selon ces lois, descends là-bas ;

Meurs, et va-t-en, tout de ce pas,

Haranguer les soeurs filandières :

Mes enfants trouveront assez d’autres repas.

Il tint parole.

Et pour ma fable,

Voici le sens moral qui peut y convenir :
La jeunesse se flatte, et croit tout obtenir ;

La vieillesse est impitoyable.

 

Rien à voir avec la fable mais pour le plaisir

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